Pido al tiempo que no te lleve
Artemio, un jeune homme en précaire situation économique, rentre chez lui après une longue journée de travail. Sa fatigue et sa routine sont brusquement interrompues lorsqu'il découvre que son chat, Franz, est gravement malade. Cet événement devient un point de rupture qui l'oblige à faire face non seulement à la perte éventuelle de son compagnon, mais aussi aux contraintes matérielles et émotionnelles qui marquent son quotidien. Tout au long du court-métrage, le récit se déroule à travers des scènes évocatrices qui cherchent à transporter le spectateur dans le monde intérieur d'Artemio. La mise en scène et l'atmosphère créée reflètent son état d'esprit : la culpabilité de ne pas pouvoir faire plus, l'angoisse face au manque de ressources et le sentiment persistant que tout ce qui l'entoure est au bord de l'effondrement. Dirigé par Raúl Pardo G., le pièce s'impose avec un regard percutant et honnête qui aborde la précarité, la culpabilité et l'effondrement personnel avec une sensibilité contenue.
